Quatrième de
couverture : Voici bientôt vingt ans disparaissait le général de
Lattre qui fut sans doute le seul « héros », la seule figure
légendaire que la France ait connu depuis un demi-siècle.
Il avait eu le courage et la victoire, l’élégance et le
prestige, le malheur aussi, et ce grand soldat tombait en pleine gloire, à la
veille d’une nouvelle victoire. Il avait conduit la 1ère Armée
Française sur le Rhin et le Danube ; en Indochine, il semblait proche de
gagner la paix.
Durant ses derniers mois, alors qu’il se sentait mourir,
le général avait reçu un livre intitulé : « Mon mari, le général
Marshall ».
-
Si tu écris sur moi, dit-il à sa femme, tu appelleras
ton livre « Jean de Lattre, mon mari ».
C’est pour obéit à ce vœu, à cet « ordre » que
paraissent aujourd’hui les pages que nous avons le grand honneur de publier.
De 1926 à 1945, ce sont les années heureuses, les années
glorieuses. C’est aussi, au jour le jour, très simplement l’histoire d’un chef
qui « empoigne », conquiert ses troupes comme naguère Bonaparte par
un ascendant d’homme à homme et sa 14e division sera invaincue au
milieu du désastre de 40. C’est l’histoire d’un Français inquiet de l’avenir de
son pays, qui pèse les défaillances des hommes de la IIIe République et juge
avec une étonnante lucidité un Staline, un Mussolini, un Hitler surtout. C’est
l’histoire d’un mari et d’un père tendre, enfin celle d’un chrétien qui
toujours se souvient que seul compte l’esprit.
Bref, derrière le héros, nous découvrons l’homme et cet
homme est grand, il incarne les meilleures vertus de notre race : courage,
intelligence, sens du possible, cœur chaud.
Mais cet homme est mêlé à trente années de l’histoire de
notre pays et Jean de Lattre, mon mari
est un témoignage que nul ne pourra négliger car après la vérité sur l’homme,
ces pages apportent aussi la vérité sur les faits.
Un très grand document. Humain.