Quatrième de
couverture : La Littérature, le théâtre et le cinéma n’ont presque
toujours retenu des dix neuf années de la vie de Jeanne d’Arc, que les quelques
mois du procès et du supplice. Mais la vie entière de jeanne est plus riche de
mystères et de symboles. Prophétesse, médium, envoûtée par sa propre foi,
emportée par une volonté et un courage physique inimaginables, elle intervient
dans un monde où les grandes ambitions de gouvernement sont indissociables des
affrontements et des calculs du pouvoir.
Les acteurs de L’Histoire, d’abord hésitants à mêler le
surnaturel à la réalité politique, vont utiliser le grand élan populaire qui
entoure Jeanne comme un élément rassembleur dont ils veulent garder la
direction. Mais Jeanne échappe à tout contrôle, dépasse ce qu’on attendait d’elle,
porte presque malgré lui le Roi à Reims.
En choisissant de se laisser prendre à Compiègne et de
payer de sa vie son autre triomphe, celui de la vertu irréductible, en dominant
ses juges de tout son grand rêve de justice, en magnifiant par son supplice
tout ce qu’à travers elle on persécutait, on spoliait, Jeanne a donné sa vraie
victoire à l’innocence.