Quatrième de couverture : Jésus a-t-il jamais ri ? Aucun
texte n'en fait mention. Aucune tradition. Aucune oeuvre
d'art. Grave et ténébreux, tragique et poignant, tel est le visage du Christ en
mélancolie, sinon en larmes, que contemplent depuis deux mille ans des millions
de chrétiens. Pourtant, Jésus pleinement homme aime l'amitié, les escapades en
bateau et les poissons grillés, le bon vin et ces fêtes dont est prodigue le
calendrier juif - son calendrier.
Pourtant,
Jésus pleinement Dieu vient nous annoncer le plus merveilleux et le plus
radieux des messages : la mort vaincue, une promesse d'éternité pour chacun
d'entre nous. Il y a décidément trop de jubilations dans ces trente-trois
années d'Incarnation pour que le rire en soit banni. Et si ce rire a éclaté
quelquefois, son écho doit bien résonner quelque part dans les évangiles.
Alors, scrutons, cherchons, fouillons. Il ne s'agit pas de détourner les textes
mais de les retourner à la manière du champ dans lequel est enfoui un trésor.
Ecrit
comme un roman (non pour camoufler mes trouvailles mais pour leur donner un
écrin, aussi modeste soit-il), ce livre n'est pas toute l'histoire du Christ,
mais sa seule histoire joyeuse : la quête et la relation du versant lumineux
d'un Dieu saisi par le bonheur d'aimer et partageant ce bonheur avec le monde
entier.
Ces
pages me sont aussi l'occasion, après Il
fait Dieu, de confirmer mon éblouissement inusable devant Celui qui nous a
donné un sens et un avenir en nous ouvrant les portes de la Joie.