Quatrième de
couverture : Triomphante, folle de ses richesses, de sa démesure et de ses
rêves, New York se délabre pourtant, rongée de l'intérieur. John L'Enfer, le
Cheyenne insensible au vertige, s'en rend bien compte du haut des gratte-ciel
dont il lave les vitres. Il reconnaît, malgré les lumières scintillantes des
quartiers de luxe, malgré l'opacité du béton des ghettos de misère, les signes
avant-coureurs de la chute de la plus étonnante ville du monde : des immeubles
sont laissés à l'abandon, des maisons tombent en poussière, des chiens
s'enfuient vers les montagnes proches...
Devenu chômeur, l'Indien rencontre deux compagnons d'errance
: Dorothy Kayne, jeune sociologue qu'un accident a
rendu momentanément aveugle, et qu'effraye cette nuit soudaine ; et Ashton Mysha, Juif hanté par sa Pologne natale, qui vit ici son
ultime exil.
Trois destins se croisent ainsi dans New York l'orgueilleuse,
New York dont seul John L'Enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se
défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du
dénuement.
Abraham de Brooklyn
chantait la naissance de New York. Avec John
L'Enfer, voici venu le temps de l'Apocalypse.
L'apocalypse possible dès aujourd'hui d'une cité fascinante
et secrète, peuplée de dieux ébranlés et d'épaves qui survivent comme elles
peuvent dans le fracas et les passions.