Quatrième de
couverture : « La muse de l’existentialisme », « la
fleur vénéneuse de Saint-Germain-des-Prés », « la liane noire de nos
nuits blanches », les qualificatifs les plus insensés n’ont jamais manqué
sous la plume des chroniqueurs pour évoquer Juliette Gréco. C’est un tout autre
ton, heureusement, le ton d’un authentique écrivain qu’elle a su trouver pour
se raconter : d’abord la famille bien bourgeoise, le pensionnat religieux
(mais oui !) ; puis, la guerre et la déportation pour sa mère ;
la libération – dans tous les sens du mot – et cette extraordinaire
colonisation d’un quartier paisible et presque provincial, Saint-Germain-des-Prés,
par des conquistadors qui s’appelaient Sartre, Queneau, Prévert, Simone de
Beauvoir, Vian et qui installaient leurs quartiers au « Flore », aux « Deux
Magots », à « La Rose Rouge » ou au « Tabou ». Jujube
devient Gréco, applaudie par des hommes comme François Mauriac ou Pierre Mac
Orlan.
Ce seront les tournées à travers le monde, le cinéma
aussi, le théâtre, la télévision – la vie d’artiste, mais aussi la vie tout
court, secrète, protégée.
Il y a tout cela dans ce livre insolite et insolent,
comme son auteur.