Quatrième de
couverture : Après les présidences de transition et d’ailleurs
interrompues de Thiers et de Mac-Mahon, c’est à Jules Grévy qu’il revenait l’honneur
et la redoutable charge d’être le premier président (1879-1887) de toutes les
républiques françaises.
Né sous le Premier Empire, il est avocat de formation, a
siégé en 1848 à la Constituante, a été élu membre de l’Assemblée nationale en
1871 et il préside la Chambre des députés depuis 1876. C’est un homme
intelligent, brillant juriste à l’éloquence efficace toute de logique et de
raison.
Sous le premier septennat de ce républicain modéré,
jurassien d’origine, rigide et tenace, la IIIe République se met en place. En
1880 : 14 juillet, fête nationale et La
Marseillaise, hymne national ; en 1881 : les fameuses lois sur la
liberté de réunion et la liberté de la presse ; en 1882 :
enseignement primaire, laïque et obligatoire et élection du maire par le
conseil municipal. C’est aussi l’expansion de l’empire colonial : 1881, Tunisie ;
1882, Tonkin ; 1883, Annam, Madagascar et Afrique occidentale ; 1884,
Cambodge.
Jules Grévy se représente – il a
soixante-dix-huit ans – et il est réélu le 28 décembre 1885. L’année suivante
les membres des familles ayant régné sur la France sont exilés. La République
est définitivement installée.
Mais cet homme austère et honnête avait un gendre,
Wilson, gravement compromis dans le scandale des décorations : les
chansonniers et la presse s’en donnèrent à cœur joie et Grévy dut démissionner
le 2 décembre 1887 après neuf années de présidence, le record pour la IIIe République. Retiré dans sin Jura natal, à Mons-sous-Vaudrey, il meurt le 9 septembre 1891.