Quatrième de
couverture : Marie de Rabutin-Chantal, marquise
de Sévigné, écrivit près de quinze cents lettres : c'est là toute son oeuvre mais combien brillante et inégalée par la grâce du
style, la richesse de l'émotion et cette fluidité du récit qui dénote toujours
le grand écrivain...
Belle, charmante, enjouée, cette jeune veuve promena un
regard perçant sur le siècle de Louis XIV dont elle nous peint personnages et événements
d'une plume aussi alerte que nous croyons voir la Brinvilliers en chemise
devant Notre-Dame ou Louise de la Vallière en ravissante carmélite.
Mais ces Lettres
retracent aussi l'histoire d'une passion maternelle forcenée rarement rencontrée
dans la littérature : celle de l'amour ardent et exclusif que Mme de Sévigné
ressentit pour sa fille, la froide et hautaine Mme de Grignan. Adoration qui nous
laisse un flot de lettres quotidiennes où la personnalité riche et complexe de
cette mère s'investit tout entière pour plaire, reprocher, réclamer, conseiller,
nous dévoilant l'atmosphère du Grand Siècle à travers une sensibilité
fascinante.
Depuis 1696, dates à laquelle furent imprimées les premières
lettres de Mme de Sévigné, cette oeuvre n'a cessé de
charmer ses lecteurs. Nous la retrouvons dans l'ouvrage de Frances Mossiker présentée d'une manière claire, intelligente et
chaleureuse, véritable recréation de la marquise de Sévigné, partagée entre une
vie mondaine où régnait l'éclat de son esprit et l'angoisse intime d'un amour
obsessionnel insatisfait.