Quatrième de
couverture : Quelle part de Marx, quelle est celle de Lénine dans ce qu'on
appelle communément marxisme-léninisme ? Celui-ci est-il un phénomène
spécifiquement russe ou a-t-il une validité universelle ? Staline a-t-il
trahi Lénine ou, au contraire, a-t-il parachevé son œuvre ? Voici quelques
questions auxquelles François Fejtö s'efforce de
répondre. Il analyse ensuite la grande crise d'identité du communisme, ouverte
par la déstalinisation, jusqu'à ses derniers avatars : le révisionnisme de Dubcek,
le maoïsme et la révolution culturelle, le brejnevisme
et les diverses formes du gauchisme. En replaçant les expériences communistes
du passé et du présent dans la perspective marxienne - que Lénine et Staline
ont infléchie vers le « volontarisme » et le culte de la violence - il conclut
que le socialisme - c'est-à-dire le maximum de liberté conciliable avec le
maximum de responsabilités - ne se pose comme tâche réelle qu'aux sociétés
libres, pluralistes, ayant atteint un haut degré de développement industriel,
technique et culturel. Le reste relève, dit-il, de ce que Marx lui-même a
appelé « socialisme primitif ».