Quatrième de couverture : On a beaucoup écrit sur Joséphine de
Beauharnais, mais il manquait une biographie renouvelée à la lumière des
recherches les plus récentes. Une fois écartés les poncifs sur la femme frivole
et légère, grâce à la découverte et à l’étude d’archives inédites, se révèle
une « autre » Joséphine.
Si la future Impératrice n’avait
été que légère et dépensière, elle n’aurait sans doute pas connu une destinée
aussi exceptionnelle. Quelle ascension extraordinaire, en effet, que celle de
la petite « Américaine » (comme elle disait elle-même) qui vient au
monde dans une modeste plantation de la Martinique le 23 juin 1763 !
Personne ne peut alors prévoir l’avenir hors du commun qui attend
Marie-Joseph-Rose de Tascher de la Pagerie !
Ce parcours fabuleux
résulte de la conjonction d’un moment précis de l’histoire et de la capacité de
cette femme à profiter des évènements de son temps. Personnage complexe et
envoûtant, Joséphine doit sa couronne à ses intrigues habilement menées durant
la Révolution, à ses contacts établis avec les royalistes et les
révolutionnaires, à ses intérêts partagés avec certains milieux financiers.
Elle la doit aussi à Napoléon, bien sûr, mais avant que leurs destins ne se
croisent, elle a parcouru seule un long chemin.
Quand on questionne la vie
de Joséphine, l’argent et la politique ne sont jamais bien loin. Avec un art
consommé de la manœuvre, elle sait se rendre indispensable et jouer les
contradictions de ses adversaires ou de ses amis. A la fin de sa vie, après la
répudiation par Napoléon, cette femme de tête qui n’a jamais manqué de cœur résiste
avec courage à l’adversité. Voyageuse, botaniste avertie, diplomate, mère et
grand-mère, elle reste digne et émouvante jusqu’au bout.
Elle meurt le 29 mai 1814
à l’âge de cinquante et un ans.