Quatrième de
couverture : Alexandra David-Néel est née à
Paris le 24 octobre 1868. Après des études de philosophie et de langues
orientales, elle partit pour l’Extrême-Orient afin de s’initier au bouddhisme
et à l’enseignement des mystiques.
A pied et en mendiant, elle traversa tout le Tibet et
raconta son expédition dans son livre le plus célèbre Voyage d’une Parisienne à Lhassa. Elle devait séjourner en Asie
plus de trente ans.
L’Inde l’attirait autant que le Tibet. Dans l’Inde où j’ai vécu, Alexandra David-Néel nous fait pénétrer dans l’intimité de la
population indienne en nous conduisant dans des milieux inconnus des voyageurs
et même des résidents étrangers. Les Dieux tels que les Indiens les conçoivent,
le culte secret de la Déesse, les extravagances des dévots de Krishna et la
légende érotique de ce héros, les « saints » professionnels, les
ascètes politiciens, les famines et les massacres, les problèmes et les
conflits de l’Inde nouvelle, l’agitation politique et Agraire, Gandhi et Nehru,
l’avenir que l’Inde entend se préparer, tels sont les problèmes étudiés tour à
tour par l’auteur à l’aide d’une documentation rigoureuse et avec cette clarté
et ce sens du pittoresque qui font tout le charme de ses livres.
Alexandra David-Néel reçut en
mai 1969 le prix des Vikings pour L’Inde
où j’ai vécu ainsi que pour l’ensemble de son œuvre. Elle avait alors 100
ans et voulait faire renouveler son passeport pour partir à nouveau. Elle s’éteignit
quatre mois plus tard, le 8 septembre 1969, à Samten
Dzong, sa maison de Digne, sans avoir pu entreprendre son dernier voyage et,
conformément à ses dernières volontés, ses cendres et celles du Lama Yongden, son fils adoptif, furent transportées en Inde et
immergées dans le Gange le 28 février 1973.