Quatrième de
couverture : L'homme est immense. Fou du Christ. Bouleversant par sa foi-brasier. D'abord persécuteur impitoyable des chrétiens -
ces méthodes préfigurent celles des polices politiques du XXe
siècle -, il reconnaît le fils de Dieu quand, sur le chemin de Damas, Jésus
s'adresse à lui : « Il m'est apparu à moi, l'avorton,
car je suis le plus petit des apôtres…»
Mystique et stratège. Caractériel. Souffrant mille morts quand
ses certitudes sont mises en doute mais refusant d'en abdiquer aucune. Premier
à comprendre que le christianisme n'avait d'avenir que s'il s'adressait aux
païens. Épistolier grandiose. Convertisseur génial. Architecte du christianisme
- certains veulent qu'il en ait été le fondateur -, il impose sa vision d'un
Christ qu'il n'a pas connu et forge, bien avant que soient écrits les Évangiles,
les lois qui régiront l'Eglise.
J'ai hésité pendant vingt ans, tant le sujet me paraissait
redoutable, à lui consacrer un livre. J'ai cherché Paul sur les routes qu’il a
suivit, de Tarse à Jérusalem, d'Antioche à Chypre, d'Anatolie en Grèce et
jusqu'à Rome où il a trouvé la mort. Je l'ai vu emprisonné, torturé, lapidé,
décapité sur l'ordre de Néron.
Parfois il m'a déconcerté, voire exaspéré. Jamais je n'ai
douté qu'il fut unique.
A.D.