Quatrième de
couverture : Trois détonations retentissent, coup sur coup,
pratiquement sans intervalle et la casquette du Shah saute en tourbillonnant,
comme si une rafale de vent l’avait arrachée.
Le Shah, stoppé net, titube et manque de tomber, mais
déjà, il s’est ressaisi et s’est retourné, tête nue, hagard, vers son meurtrier
qui, à présent, s’avance vers lui l’air furieux de sa maladresse. Car si le
Shah a déjà le visage et la nuque en sang, les trois balles n’ont fait que
taillader le cuir chevelu, en trois petites estafilades parallèles au sommet du
crâne. Un vrai miracle.
Il se passe alors quelque chose d’incroyable.
En effet, alors qu’il serait facile à n’importe quel
témoin doué de la plus minime initiative de bondir sur Fakhr
Araï pour le désarmer, personne ne bouge. C’est à qui
sera le premier hors de portée du fanatique qui ne vise qu’un seul homme, le
Shah.
Maintenant, à l’intérieur d’un cercle vide de trente
mètres de diamètre, deux hommes se font face. L’un est armé, l’autre a les mains vides, les yeux brouillés par le sang qui inonde
son visage…