Quatrième de couverture : Pour son malheur, René Hardy, jusque-là grand
résistant, rencontra un jour Lydie Bastien.
Cette femme étrangement
belle, fascinante, se vantait de pouvoir hypnotiser qui elle voulait ; il
en devint fou amoureux.
On la vit alors, au
printemps de 1943, avec ses talons compensés, son large chapeau et ses robes
extravagantes, accompagner le chef de Résistance-fer dans ses rendez-vous les
plus secrets. Poussée par une inextinguible soif de pouvoir sur les hommes,
elle plongea d’abord au cœur de la résistance à Lyon, pour travailler très vite
à la solde des Allemands.
C’est ainsi qu’elle piégea
René Hardy qui, passé à son tour à l’ennemi,
n’hésita pas à livrer Jean Moulin à Klaus Barbie lors de la fameuse réunion de Caluire.
A travers le portrait de
cette Mata Hari, morte tout récemment, Pierre Péan déroule devant nos yeux le
parcours tumultueux d’une femme dont le destin, en 1943, a funestement croisé l’Histoire
de notre pays.