Quatrième de couverture : Le cas de La Fayette est
étonnant: sans jamais avoir occupé les premières places, il a pourtant infléchi
profondément la destinée française: en 1789, il fut l'arbitre du sort de la
monarchie française, puis contribua à la déchéance de Napoléon en 1815 et c'est
lui qui offrit le trône à Louis-Philippe en 1830. Enfin, chacun sait le rôle
fondamental qu'il a joué dans l'indépendance américaine.
Il ne
fut pourtant ni un grand stratège, ni un grand orateur, ni un grand esprit et
rechercha la gloire et la popularité plus que le pouvoir. Mais d'un bout à
l'autre de sa vie agitée, des champs de bataille d'Amérique aux barricades de
1830, il incarna, sans vouloir jamais faire de concessions ni composer avec les
réalités du moment, l'idéalisme généreux des "libéraux" du XVIIIe
siècle.
Aidé
par l'énorme correspondance de son personnage, le duc de Castries évolue avec
aisance dans cette époque qu'il aime et connaît admirablement et nous révèle
avec subtilité et intelligence la vie publique et privée de La Fayette. A le
lire on comprend comment l'homme a pu tour à tour être adulé et honni, et
comment il a embrassé des causes apparemment si contradictoires.
Cette
biographie invite à nuancer les jugements divers qu'on a porté
sur La Fayette et à renouveler l'idée qu'on se fait encore de lui à nos jours.