Quatrième de couverture :
« Ce n'est pas que j'ai peur de mourir. Mais juste que je ne veux pas être
là le jour où ça arrivera. »
Ainsi parle de lui-même Allan Konigsberg
dit « Woody Allen ». Si attachant et si étrange, si connu et si
méconnu, ce génie du Septième Art s'abriterait-il derrière son cinéma ? Comme
Keaton et Chaplin, il aura fait rire le monde entier. Comme eux, les marasmes
de sa vie privée auront scandalisé le public. Pour les uns, il est l'égal de
Bergman, l'humour juif new-yorkais en plus. Pour les autres, il est un faux
pitre à la morale incertaine. Seul point commun : depuis l'époque où il
débitait des blagues dans les boîtes de Greenwich Village, Woody Allen n'a
cessé de provoquer et de déranger.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur lui,
Marion Meade, pour la première fois, n'en cache rien. Elle raconte tous les
Woody, le fou de jazz et de littérature, l'irrésistible comique de cabaret,
l'écrivain paradoxal, l'acteur subtil et le metteur en scène délirant aux
nombreux Oscars. Mais aussi l'homme à femmes, et l'individu tourmenté.
Avec son air de chien battu, ses lunettes démodées, sa
tignasse rouquine, Woody Allen incarne, à l'écran, le plus moderne des héros.
Eternelle victime, il s'y joue du monde en adolescent attardé et désabusé.
Aussi gentil que torturé, c'est au vitriol qu'il manie l'humour et les
sentiments. Très exactement comme dans sa vie ?