Quatrième de
couverture : Ce livre retrace la vie des Français en 1939 et 1940,
lorsque vient les surprendre une guerre à laquelle ni physiquement ni
moralement ils ne sont préparés. Des Français qui ne s’aiment pas. Qui s’opposent
et se querellent, pour ou contre la laïcité, pour ou contre Franco, Hitler,
Staline. Qui vivent sur le souvenir de la Marne et de Verdun, qui s’imaginent
que la guerre recommence là où elle fut arrêtée le 11 novembre 1918, alors que
le 10 mai 1940 marque une révolution dans la technique militaire.
Alors, les premiers coups frappés, l’armée française n’est
plus qu’un grand corps brisé, tronçonné, qui réagit par soubresauts. Le peuple
fuit sur toutes les routes. Le président du Conseil, Paul Reynaud, hisse au
pouvoir et Philippe Pétain et Charles de Gaulle. Mais pour l’instant, c’est
Pétain qui l’emporte. Partisan de l’armistice, le Maréchal s’identifie alors à
l’immense majorité des Français qui n’ont plus le goût de se battre pour une
cause en apparence perdue.
Le peuple du
désastre intéresse ceux qui ont vécu 1940 comme ceux qui sont nés plus
tard. A chaque page, les pères retrouveront des souvenirs. Les fils
découvriront une époque qui influence toujours leur vie quotidienne puisque, le
10 mai 1940, la France a définitivement sans doute changé de dimensions.