Quatrième de
couverture : ce livre s’efforce de montre comment le peuple du désastre va devenir le peuple réveillé. Réveillé et non pas révolté. Il importe, en
effet, de ne pas ruser avec la vérité et de replacer les débuts de la
Résistance dans le contexte d’une époque où la victoire anglaise pouvait
sembler, à la plupart, fort incertaine. On découvrira alors que si la solitude
est l’honneur des résistants, elle constitue également la cause première de
leur faiblesse.
Editer, même en zone non occupée, un tract, un journal
clandestin, regrouper quelques amis, par contagion en gagner d’autres,
représente une entreprise difficile, aux résultats douteux puisqu’il faut agir
sans argent ni moyens. En zone occupée, la lutte contre les Allemands, qu’elle
ait pour but le sabotage, l’espionnage ou la contre-propagande, suppose que l’on
accepte de risquer sa vie. Et c’est bien parce que des hommes risqueront (et
perdront) leur vie que le peuple français sortira de la léthargie où le tient
la défaite et prendra conscience, enfin, que la guerre ne s’est pas achevée en
juin 40.
Après Le peuple du
désastre, Quarante millions de
pétainistes, Les beaux jours des
collabos, voici, avec Le peuple
réveillé, le quatrième volume de l’imposante série d’Henri Amouroux. Comme les autres, ce livre se veut, avant tout,
recherche d’une vérité longtemps tenue masquée.
En expliquant comment De Gaulle, arrivant seul à Londres
le 17 juin 1940, va fonder et assurer un pouvoir longtemps discuté ; en
montrant le petit nombre de ceux qui le
suivent et la manière dont, à l’aide notamment de la radio, ils finiront par
attirer à eux les gros bataillons et par triompher des ambiguïtés de Vichy ;
en racontant les débuts des journaux et mouvements de la Résistance, journaux
qui tirent parfois à sept exemplaires, mouvements qui ne groupent que dix amis ;
en insistant sur le rôle des communistes et l’importance des attentats, moins
pour le dommage qu’ils causent aux Allemands que pour les représailles qu’ils
provoquent, Henri Amouroux continue une œuvre d’explication
nécessaire qui lui a valu l’audience de très nombreux et très fidèles lecteurs.