Quatrième de
couverture : Les Français se sont beaucoup entretués au cours de l’année
1943.
Entretués pour des idées. Entretués pour de l’argent.
Entretués pour voler quelques milliers de tickets de pain, parce que ces
tickets étaient indispensables au maquis, certes, mais aussi parce que leur
revente au marché noir permettait à des gangs de s’enrichir encore.
L’impitoyable
guerre civile comporte bien des zones d’ombre, mais Henri Amouroux n’est pas de ceux qui se voilent la face et
utilisent des mots paravents ; Attaché depuis un quart de siècle
maintenant à décrire ce que fut la vie quotidienne des Français sous l’occupation,
il le fait avec cette précision passionnée qui donne à toute son œuvre sa
valeur auprès du grand public et son poids auprès des historiens.
L’année 1943, année du Service du Travail Obligatoire,
sera donc également, et surtout, l’année de la naissance des maquis qui
recrutent parmi les réfractaires, l’année de la Milice qui, à partir d’octobre
et de novembre, réplique à la terreur par la terreur et, alors que les alliés
anglais, américains et russes, partout, poussent en avant leurs armées, engage
un combat perdu d’avance contre la quasi-totalité des Français hostiles à l’occupant.
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