Quatrième de
couverture : Dans un décor de châteaux, de citadelles, de villes
ceinturées de remparts, duchesses et gentilshommes, princes du sang et
généraux, livrent à Mazarin, après la
Fronde parlementaire, la dernière guerre de la féodalité…
Il est indéniable que les Mémoires de Mlle de Montpensier, la Grande Mademoiselle,
constituent, pour tous ceux qui s’intéressent à cette époque, un document de
premier ordre. Cette princesse a beaucoup vu, beaucoup entendu, beaucoup
observé ! L’auteur s’est donc effacé, le plus souvent possible, devant sa
personne pour la laisser parler elle-même. En effet, combien de passages peu
connus, ou jamais cités, nous renseignent sur certains
aspects de son caractère, sur certaines de ses actions et sur les grands évènements
mondains de son temps. C’est sa voix que vous entendrez dans les conversations
qu’elle a eues avec les membres de la famille royale, avec Condé, avec Mazarin
et avec les représentants du Tout Paris d’alors.
En vérité, cette biographie où l’on retrouve également le
témoignage des mémorialistes, ses contemporains, est une fresque vivante de
cette époque pleine de panache. La Grande Mademoiselle
se dresse, devant nous, dans ses robes d’apparat ou dans l’habit gris et or, qu’elle
portait lorsqu’elle galopait, vers Orléans, à la tête de ses troupes, escortée
de ses maréchales de camp, du duc de Beaufort et de M. de Nemours.
Un dernier trait : cette princesse fut, à travers
toutes les péripéties de sa vie tumultueuse, une princesse française, fière d’être
la cousine du Roi, fière surtout d’être la petite-fille de Henri IV, et de
sentir couler dans son sang, non point « le venin des Médicis », mais
bien le sang des Bourbons.