Quatrième de couverture : Quand, au détour d'une
relecture des Hauts de Hurlevent et d'un
voyage dans le Yorkshire, une romancière telle que Jeanne Champion rencontre la
figure étonnante d'une Emily Brontë, le choc est inévitable.
Au-delà de tous les commentaires suscités par la vie et l'oeuvre d'Emily Brontë, c'est à un véritable voyage
outre-tombe que nous convie Jeanne Champion. A travers un dialogue saisissant
avec son modèle, elle a su recréer pour notre plus grand plaisir de lecture l'atmosphère
de ce lieu magique où vécurent les Brontë : le sinistre presbytère de
Haworth, les « Moors » austères que le vent
et la pluie glacée ne cessaient de battre… Elle fait revivre, par la magie du
style, par la justesse des dialogues, les moeurs et
les pensées de ces personnages hors du commun que furent Charlotte et Anne (les
deux sœurs), Branwell (le frère) et Emily elle-même.
Après la mort de la mère et des deux autres sœurs, l'existence
de ce quatuor maudit se noua d'autant plus fortement autour de la figure
étrange du père, un pasteur anglican hypocondriaque, et misanthrope. Pour
lutter contre la solitude, l'enfermement, les enfants se créèrent, grâce à la
littérature, un univers imaginaire seul capable de tromper la mort. Cette mort
qui, pourtant, aura le dernier mot : en 1848, et en l'espace de quelques
mois, succomberont Branwell, Emily et Anne. Emily n'avait
que trente ans…