Quatrième de couverture : L'intérêt pour les
"Commentaires" de Herberstein n'a jamais faibli au cours des siècles;
mais si les contemporains de Charles Quint ou du Roi-Soleil ont pu se complaire
dans le dédale de ces anecdotes concernant l'histoire des guerriers et des
princes moscovites, dans ces descriptions minutieuses de la religion orthodoxe
et des usages orientaux, peut-être sommes-nous, de nos jours, encore plus
sensibles aux détails évoquant l'économie et la société moscovites à l'aube des
temps modernes, ces cellules agricoles semées de villes-forteresses, sillonnées
de fleuves poissonneux, entourées de forêts épaisses où pullulent abeilles,
gibier, fauves, bêtes à fourrure, ces routes terrestres ou fluviales que
suivent la poste du Grand Prince, les marchands ou les ambassadeurs
occidentaux, les soldats tartares ou polonais, enfin cette société sauvage et
raffinée où règne l'arbitraire du Prince, où les boiars
rivalisent de servilité, où le clergé étend son influence et où le paysan
"six jours par semaine travaille pour son maître".