Quatrième de
couverture : Marcel Landowski est l’une des figures les plus
marquantes de la musique française. Compositeur, on lui doit quatre symphonies,
de nombreux concertos, plusieurs opéras dont Le Fou, Le rire de Nils Halerius, Montségur, etc.
Son activité créatrice s’est développée pour une large
part à une époque où ceux qu’il appelle « Les Enfants perdus de l’Homo dodecaphonicus », emmenés par René Leibowitz puis par
Pierre Boulez, voulaient régner sur le monde musical français. Ils ne lui ont
guère épargné leurs sarcasmes. De même, en tant que rénovateur de la vie
musicale française, Marcel Landowski a dû faire face tantôt à l’indifférence
amusée des politiques, tantôt aux pesanteurs irritantes de l’administration.
C’est pourquoi, et comme compositeur et comme responsable
public, Marcel Landowski a, souvent, pu se demander, non sans humour, si la
sagesse populaire, qui veut que la musique adoucisse les mœurs, ne se trompait
pas…
Si dans ses souvenirs il explique les raisons éthiques,
musicales et métaphysiques qui l’ont opposé à un certain terrorisme
intellectuel, il s’attarde surtout avec passion et reconnaissance sur les
belles rencontres de sa vie. Celles qui ont nourri sa personnalité artistique :
Monteux, Münch, Honegger, son père le sculpteur Paul
Landowski, etc. Celles qui lui ont permis de mener une véritable politique
musicale : Malraux, Michelet, Duhamel, et bien d’autres.