Quatrième de
couverture : Né d’un père iranien et d’une
mère russe, Robert Hossein incarne aujourd’hui la renaissance du véritable
théâtre populaire français. Il réalise au théâtre un vieux rêve d’enfant
contrarié, dans le passé, par les accidents de la vie. Après une enfance
errante, bouleversée par la guerre, il choisit à quinze ans de se consacrer à
l’art dramatique. Au lendemain de la Libération, il rencontre Sartre puis Genet et
interprète leurs pièces. L’adolescent impétueux découvre l’avant-garde de
Saint-Germain-des-Prés et les nouveaux maîtres de la littérature. En 1950, la
rencontre de Frédéric Dard l’incite à aborder le répertoire du mélodrame de
l’épouvante : le Grand-Guignol. Aventure
éphémère qui scelle une amitié et conduit Robert Hossein sur les plateaux de
cinéma.
Son nom est attaché aux grands succès des années cinquante
et soixante : le Vampire de
Düsseldorf, le Repos du guerrier
et la célèbre série des Angélique.
Prisonnier d’un personnage, Robert Hossein décide d’en finir
et choisit l’exil de Reims. Désormais, il mobilise toute son énergie dans son
entreprise de théâtre populaire. Il entame une nouvelle aventure spirituelle et
accomplit le vœu de Jean Vilar : faire connaître au plus grand nombre les
règles du jeu du théâtre. Avec son air attendri de fauve blessé, sa voix
dépolie et son regard de gosse incrédule, Robert Hossein semble toujours
émerger d’une épreuve, d’un féroce tête-à-tête avec lui-même. C’est un possédé
qui parle : « Quand un chien passe devant mon théâtre et qu’il n’entre
pas, je suis malheureux. »