Quatrième de
couverture : Elle avait été acclamée par tous les publics du monde, de la
Scala au Metropolitan Opera
; mais c'est dans une solitude absolue, le 16 septembre 1977, que mourut la
plus grande chanteuse du siècle.
Si le livre de Renzo Allegri apporte
un éclairage nouveau sur la vie de Maria Callas, c'est parce qu'il a été rédigé
à partir de documents inédits jusqu'à aujourd'hui. La plupart de ces documents
- principalement des lettres -, Renzo Allegri les a reçus
de Giovanni Battista Meneghini,
le mari de la cantatrice.
Non, cette diva ne fut pas la star capricieuse, la chanteuse
jalouse des autres artistes ni la femme, avide de luxe et d'argent, négociant ses
contrats de manière intraitable. Cette image, si l'on relit la presse de
l'époque, est pourtant celle que de nombreux journaux et magazines ont
contribué à diffuser. Pourtant, si la Callas régna sur l'opéra des années 50 et
60, elle y parvint grâce à son art et non à ses intrigues.
Pour le reste, il suffit de prendre connaissance par exemple
de cette étonnante série de lettres - anonymes ou non - reçues par la Callas
pour mesurer les haines qui se déchaînèrent contre elle... Le temps a passé et
l'on a oublié que de nombreux chroniqueurs l'éreintèrent avec ténacité... La
famille de la Callas, Meneghini qui prétendait
l'avoir découverte et qui fut son agent exclusif, plus tard Onassis, ceux qu'on
appelle les proches, nul ne semble avoir fait grand cas de ses sentiments... Renzo
Allegri l'affirme : tout au long de sa vie, la Callas
endura blessures et humiliations, douleurs et trahisons. Même au sommet de sa
gloire, Maria souffrit de l'incompréhension des autres et, plus encore
peut-être, d'être exploitée par ceux qui étaient censés l'aimer. Et lorsqu'elle
provoqua des scandales, on s'aperçoit qu'elle en fut le plus souvent... la
victime.