Résumé : C’est
Lady Fleming, veuve du grand savant, qui a désigné André Maurois pour écrire la
biographie de l’inventeur de la pénicilline. A un journal anglais, le Sunday
Times, qui lui demandait pourquoi elle avait choisi un Français et un profane
en bactériologie, elle répondit : « Parce qu’il est le meilleur. »
Tel ne fut pas l’avis de l’auteur lui-même, qui commença par
dire que le sujet était trop différent de ceux qu’il avait l’habitude d’étudier.
Puis, très vite, il fut tenté. Lady Fleming mettait à sa disposition tous les
papiers de Sir Alexander. Un ami, chef de laboratoire à l’Institut Pasteur,
offrait de l’initier à la bactériologie. Beaucoup de médecins et de chercheurs
qui avaient connu Fleming, tant en Angleterre qu’en France, lui apportaient de
précieux témoignages. Il accepta.
Deux raisons l’avaient surtout déterminé. Le caractère de l’homme
d’abord. Fleming avait été un Ecossais silencieux, loyal, original, assez
semblable au Colonel Bramble. On aurait presque pu
appeler le livre : Les Silences du Professeur Fleming. Ensuite et surtout,
ce sujet permettait à André Maurois d’exploser et de décrire un monde dont il
avait jusque-là tout ignoré : celui des chercheurs scientifiques. Monde
qui ne ressemblait en rien à celui des poètes romantiques, mais qui, à sa
manière, n’était pas moins romanesque.
Le livre est une étude très complète de la découverte de la
pénicilline et il apporte beaucoup d’éléments encore inconnus sur un évènement
qui a transformé le monde moderne. Il intéressera, non seulement les
innombrables hommes et femmes qui ont dû la vie à la pénicilline, mais tous
ceux qui, chercheurs, médecins, biologistes, chimistes, étudiants, sont curieux
des aspects humains de la recherche. A la suite de l’illustre biographe, ils
partiront à la découverte d’un grand inventeur.