Quatrième de
couverture : Charles Trenet était la fraîcheur même. A sa mort, le 19
février 2001, un titre comme Y’a d’la
joie avait 64 ans ; Que
reste-t-il de nos amours, 59 ans ; Le
jardin extraordinaire, 44 ans et Fidèle
fêtait son trentième anniversaire.
Ce sont des chansons d’aujourd’hui et de toujours. Il
fallait sans doute être le fils d’une Narbonnaise et d’un Perpignanais, mélange
détonant de sangs cathare et catalan, avec, d’un côté, la lucidité ironique d’un
Pierre Reverdy et, de l’autre, l’imagination débridée d’un Salvador Dali, pour
savoir capter dans l’air du temps toute l’alchimie qui donnerait son sens à une
époque et poursuivrait de son parfum universel des générations entières.
Fou, il l’était
surtout sur scène, épousant par sa gestuelle, à laquelle n’étaient certainement
pas étrangères les élucubrations de la bande à Bausil
au temps de sa folle jeunesse à Perpignan, ses textes délirants et sa musique
trépidante.
Des malheurs de son enfance narbonnaise, il tira une philosophie
du bonheur selon laquelle il fallait cultiver ses « jeunes années » jusqu’à ce que mort s’ensuive. Dès lors qu’on « chante, la vie n’est pas méchante ».
La vie de Charles Trenet (1913-2001), c’est le roman d’un
éternel jeune homme.