Quatrième de couverture :
" Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé
humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des
électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il
n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni
classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même
du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien
direct avec le Président qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la
Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur
hiérarchique direct. Il devenait l'unique mesure de la pertinence morale et
politique. "
John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant
près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De
1924 à 1972, les plus grands personnages de L'histoire des Etats-Unis seront
traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la
morale. Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus
d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires
attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant
d'Edgar. A croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait
vraiment de son vivant.