Quatrième de
couverture : Baudelaire l’avait écrit, qui voyait déjà Balzac comme « le plus curieux, le plus cocasse, le plus
intéressant et le plus vaniteux des personnages de La Comédie humaine. »
Avec René Benjamin, Balzac devient un personnage, le héros du roman que fut sa
vie.
E son enfance tourangelle à l’enterrement au
Père-Lachaise, on suit le génial écrivain dans ses rapports avec ses parents,
sa sœur (« - Laure, sais-tu que ton
frère sera un grand homme ? »), Mme de Berny,
Eva Hanska, son médecin horrifié par sa cadence de travail ou son tailleur qu’il
ne paie jamais ! (« - Une
redingote pensée ? Parfait, monsieur de Balzac ! Vous l’aurez dans
huit jours… Quatre gilets ? Cinq gilets ? Trois en cachemire, deux en
piqué. C’est entendu !... ») Les personnages qui entrent et sortent n’ont d’autres
noms que Hugo, Mme Récamier, Chateaubriand ; bref, c’est l’existence de
Balzac hantée par les dettes et son écriture chauffée à blanc, comme si nous y
étions, cachés derrière les rideaux. Une contribution originale à la
connaissance du grand homme.