Quatrième de
couverture : A la fin de l’année 1956 – deux ans
après le début de la rébellion algérienne – la guerre civile menace Alger et
son département. Des attentats à la bombe, à la grenade, à la mitraillette font
des dizaines de morts parmi les Européens et provoquent, sur des centaines de
blessés, des mutilations affreuses. Mais le terrorisme F.L.N. dans toute l’Algérie,
s’exerce d’abord et surtout sur les « frères algériens ». Il s’agit
en effet d’obtenir l’adhésion d’une population musulmane hésitante, par des
égorgements et des massacres collectifs qui se veulent exemplaires. Face à
cette situation, tend à s’organiser un contre-terrorisme européen qui ne fera
qu’accélérer une escalade de crimes devant les quels la police, avec ses moyens
habituels, se montrera impuissante.
Le gouvernement décide alors de faire appel au général Massu
et à sa 10e division de parachutistes, pour rétablir la sécurité et
partant la confiance entre les deux communautés européenne et musulmane. Ce qu’on
a appelé la Bataille
d’Alger est l’action menée par l’armée, durant l’année 1957, pour remplir cette
mission dans le département d’Alger.
En moins de onze mois, l’objectif du rétablissement de l’ordre
sera atteint, mais l’utilisation de l’armée pour une tâche de caractère
nettement policier et les méthodes employées par elle, provoqueront à l’époque
et provoquent encore des controverses passionnées.
Il appartient au général Massu de préciser « ce qui s’est
vraiment passé » à Alger et dans la région algéroise durant cette année
1957. Il a accepté de le faire, et sous la forme la plus franche, en répondant
à toutes les questions qui lui ont été posées sur les points particulièrement
controversés, y compris l’utilisation de la torture. Comme il le dit dans son
avant-propos : « L’arrangement n’est pas dans ma nature. »
Rien n’est moins « arrangé » que la Vraie Bataille d’Alger, les
réponses de Massu et les révélations qu’il livre à l’histoire.