Quatrième de couverture : Si des fantômes hantent toujours la place de l'Alma,
c'est peut-être parce que des secrets enfouis dans la mémoire des vivants
peinent encore à trouver le chemin de la lumière.
Neuf ans après le très
médiatique crash de l'Alma, n'est-il pas temps d'en finir avec l'affrontement
stérile : « théorie de l'accident » contre « théorie du complot »
? Et de traiter sérieusement une affaire réduite dès la première heure à la
rubrique people et au fait divers ? Si le rôle de l'institution judiciaire est
de rétablir l'ordre public, cette mission semble avoir été parfaitement remplie
par la France après la mort spectaculaire de la princesse Diana à Paris dans la
nuit du 30 au 31 août 1997 : un « banal » accident de la route.
Mais la vérité sur cette
mort embarrassante demeure fuyante, et les événements qui l'ont précédée,
occultés par le glamour, sont restés ignorés du public tenu trop souvent à
l'écart des affaires du monde et du monde des affaires.
Les sujets de Sa Très
Gracieuse Majesté Élisabeth II, toujours perplexes depuis la clôture de
l'instruction française, ont obtenu de haute lutte que soit ouverte une enquête
criminelle inédite. C'était le 6 janvier 2004, soit six ans et demi après les
faits. Devant la complexité tentaculaire du dossier, la police britannique n'a
toujours pas rendu ses conclusions. En effet, ni la course-poursuite avec des paparazzi pas plus qu'un excès de vitesse n'ont été retenus.
De plus, l'ombre épaisse du doute plane sur les expertises médico-légales.
Alors seulement on a
commencé à se souvenir que Diana, bête noire de l'establishment anglais, n'était pas seule à avoir trouvé la mort
dans cet étrange accident... Outre le décès instantané du chauffeur
occasionnel, Henri Paul, la disparition d'Emad Fayed, dit Dodi, le compagnon de la princesse, a endeuillé
la famille Fayed. Son père, Mohamed, richissime homme
d'affaires égyptien, s'était lui aussi mis à dos une bonne partie de ce que la
bonne société londonienne compte de nantis et de businessmen depuis sa réussite
spectaculaire et sa mainmise sur les magasins Harrods, fournisseurs de la
Couronne.
C'est vers les sphères
opaques des groupes d'influence du luxe et du pouvoir que s'oriente la présente
enquête. Elle propose un éclairage inédit sur la mort de Diana, princesse de
Galles, et de Dodi al-Fayed en orientant les
recherches vers cet " autre monde " dans lequel évoluaient les amants
tragiques.