Quatrième de
couverture : « Je me revois assis sur la marche de pierres
romaines qui ouvrait la terrasse, dans la maison de mon enfance. Au soir, elle
restait longtemps tiède dans la nuit et les étoiles changeaient lentement dans
le ciel. Je pensais à l’éternité, puis au destin de la nature et des hommes, à
leurs souffrances. Je souhaitais m’y mêler, et servir un jour, anonyme ou
reconnu.
« Je n’ai pas changé. Le même espoir m’habite. Peut-être
un jour serai-je utile à ce pays davantage que je ne l’ai été. L’avenir est
toujours dans ma mémoire, à chaque instant. Ils me portent ensemble vers la
sérénité ou vers l’effort. J’écoute tout à tour l’humble et patiente leçon des
vies que j’ai croisées. Je n’en retiens ni la résignation ni la colère, mais l’accueil
qu’elles m’ont fait, qui était fraternel. Il me soutient dans l’entreprise et,
pour moi, la justifie.
« Pour demain, je ne vois pas d’autre sens à ce que je
veux tenter que dans une solidaire estime avec ce peuple profond qui, dans le
silence ou dans l’action, toujours me parle et qui, parfois déjà, m’a entendu
avec son cœur, ainsi que je l’attendais. »
M.J.