Quatrième de couverture : Lamartine n'a pas été
seulement le guide de la jeune génération romantique, ni l'auteur
universellement reconnu du Lac, de la Vigne et la Maison, de Jocelyn, ce qui,
déjà, suffirait à sa gloire.
Il
fut aussi, bien qu'on ne veuille plus s'en souvenir, un homme engagé dans les
affaires de son temps. "Né pour l'action", il accomplit une oeuvre politique considérable, luttant quinze ans durant à
la Chambre pour l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage, pour la
liberté d'expression, pour la justice sociale. Tour à tour poète, historien,
orateur - l'un des plus remarquables du siècle - chef d'état, il devint l'âme
de la révolution de 1848, proclama la IIe République, encouragea le suffrage
universel. Un bilan à couper le souffle !
Gérard
Calmettes brosse ici les portraits successifs d'un
poète épris de liberté, ému par la souffrance des humbles et qui, en juillet
1830, revisite sa "chère vallée" savoyarde, Hautecombe, Servolex, Le Tremblay, Bissy,
Aix-les Bains, les rivages du lac du Bourget; il décide là de franchir le pas
et d'entrer en politique... comme on entre dans les ordres. On assiste ensuite
à l'épopée de la vertu et de l'honnêteté mises au service d'une intelligence
supérieure, pour l'émancipation du peuple.
Il
était nécessaire de redonner sa place à un homme d'une stature exceptionnelle.
Prophète au-dessus des partis, il n'en fut pas moins la voix du peuple et celle
de la République. Et quelle voix !
Ecouter
son discours et méditer son exemple conduisent, dans l'actualité brûlante
d'aujourd'hui, à s'engager sur les chemins possibles de la fraternité.