Quatrième de couverture : Il y a un mystère Laurent le Magnifique. En 1469,
citoyen d'une République, il atteint au pouvoir des plus grands princes à l'âge
de vingt ans. En un temps essentiellement guerrier, il gouverne l'Italie par le
pouvoir de son argent et le talent de sa diplomatie. Son nom est à jamais
associé à la Renaissance florentine, un âge d'or qu'aucun autre prince italien
ne suscitera, comparable seulement au siècle de Louis XIV ou à l'Espagne sous
Philippe II. Quels idéaux visait-il ? Quelles motivations l'entraînaient ?
L'Italie de l'intérieur
Florence et l'Italie du grand large Pise, Gênes, Venise ou même Rome sont en
lutte. La famille Médicis tisse une toile aux dimensions de l'Europe : par le
commerce d'abord, la banque ensuite, la politique enfin. Mais la puissance des
Médicis et de Florence vacille sur ses bases quand entre en scène Laurent.
Pourtant le jeune homme porte à l'excellence ce mélange unique de munificence,
d'autorité et de magistère d'influence que symbolise avant tout sa "
politique culturelle ".
Florence est montagne et
plaine. Ainsi se dédouble ce livre : histoire d'une faillite, récit fondateur
d'une légende. Décrire la faillite lente et grandiose des Médicis à l'agonie
d'un siècle secoué par trois crises majeures : les Turcs avancent en Méditerranée,
l'Europe bascule au nord, les principautés italiennes se déchirent. Elucider
par quels moyens Laurent s'impose comme le colosse politique de son temps,
prend le visage de l'homme universel qui caractérise la Renaissance et
singulièrement Florence, incarne enfin la figure éternellement moderne du héros
en politique.
Ce livre de réflexion veut
être aussi une arme dans le combat que Jack Lang a engagé pour convaincre les
autorités italiennes de sauvegarder et restaurer les villas médicéennes
aujourd'hui en grand péril.