Quatrième de couverture : Avec les soixante ouvrages
écrits au fil de l'impétueux torrent de sa destinée, Henri de Monfreid laisse
une oeuvre trop vaste pour être aujourd'hui embrassée
dans toute son ampleur.
C'est
pourquoi, à quatre-vingt-treize ans, il nous livre ce Feu de Saint-Elme où défile toute sa vie, hallucinante et fabuleuse
comme un conte oriental.
Classé
"aventurier" une fois pour toutes dès l'apparition de ses premiers
écrits, le prestigieux conteur a souvent risqué sa vie dans la ferme volonté de
rester l'homme qui entend réaliser ce que tant d'autres eussent laissé à
l'imagination du romancier.
Le
feu de Saint-Elme est un météore, une lueur bleuâtre qui apparaît par temps
d'orage à la pointe du mât d'un navire en bois.
Les
marins y voyaient, et y voient peut-être encore, l'annonce du beau temps. Sa
légende s'imposait à l'esprit de Monfreid quand, après quarante ans de tempêtes
et de luttes, il jeta, sain et sauf, son ancre à terre. Il était donc naturel
que le récit de cette épopée couronnant son oeuvre
s'intitulât Le feu de Saint-Elme.
A
côté de l'aventurier on voit se dresse l'écrivain.
Il
faut prendre ce livre comme on prend un navire de haute mer marqué de ce
météore: le feu de Saint-Elme.