Quatrième de
couverture : La vie de William Harvey fut une aventure. Le plus grand
médecin du XVIIe siècle, l'homme qui découvrit la circulation du sang, vécut
dans une Angleterre en pleine révolution. Il connut une Europe en proie à la
guerre de Trente Ans et à la peste, une Italie foisonnant de créateurs et de
luttes religieuses, une France brillante et misérable sous les règnes
successifs de Richelieu et de Mazarin. Il côtoya Galilée, Descartes, Mersenne, Gassendi,
Thomas Hobbes, Francis Bacon, Shakespeare, Van Dyck, Ben Jonson et bien
d'autres. Il rencontra de mystérieux alchimistes, des Rose-Croix illuminés, des
faiseurs de miracles. Il fut au premier rang de ceux qui firent naître, dans
l'Europe du XVIIe siècle émergeant des brumes moyenâgeuses, les modes de
pensées rationnelles qui nous furent légués. Il se battit toute une vie durant
pour faire triompher l'oeuvre la plus controversée du
siècle.
Partant d'une documentation considérable, dont on trouvera
les sources à la fin du livre, Jean Hamburger a imaginé d'écrire le journal d'Harvey.
À travers les échos d'une vie de combats et de recherches, il nous fait
découvrir un des personnages les plus attachants de l'histoire des sciences :
un grand médecin, à qui de son vivant on érigea une statue de marbre, mais
aussi un homme avec des faiblesses, des amertumes, des joies, un regard lucide
sur les autres, une curiosité sans limite et un amour passionné pour la vie.