Quatrième de
couverture : Dans le Lumineux
destin d’Alexandra David-Néel, j’ai voulu surtout
respecter le rythme de ce destin galopant. C’est d’ailleurs l’un des secrets de
cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel
ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle
s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste,
bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la
première Parisienne à pénétrer à Lhassa en 1924), journaliste, écrivain... Comment
aurait-elle pu perdre un instant alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus
profonds désirs, ne commença qu’à quarante-trois ans ? Quelle leçon de
patience et d’endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en
mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui,
centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport,
n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien
ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !
Jean Chalon