Quatrième de
couverture : « Depuis la fin des années soixante, certains, que révoltaient
la misère et l'oppression, qui ne supportaient pas les plaintes isolées et les
morts solitaires, qui voulaient faire leur métier de médecin, se sont mêlés de
ce qui ne les regardait pas : ils ont inventé le devoir d'ingérence. Parce
qu'ils jugeaient que les souffrances appartiennent à tous les hommes et non aux
seuls gouvernements qui les abritent, les dissimulent ou les engendrent.
On les trouve aujourd'hui au chevet de presque tous les
blessés et les malades de la planète. Ils se tiennent, souvent seuls, dans les
endroits les plus inaccessibles. Ils s'en font un honneur. Ils nous font
honneur. La jeunesse de notre pays, celle de l'Europe de demain, aspire à leur
succéder.
Grâce à eux, la France a proposé le droit d'assistance
humanitaire que l'assemblée générale des Nations Unies a adopté. Aujourd'hui,
les intellectuels, les politiques et les juristes s'affrontent sur l'unique
concept nouveau de ces temps sans exaltation : le droit d'ingérence. »
B.K.