Quatrième de couverture : La route est vide ; au bas de la côte, le
peloton a dépassé le virage. Mon dernier peloton.
Comme il y a une première, il
y a une dernière course et, entre les deux, ce qu'on appelle une carrière avec
son palmarès. De ce dernier, je ne me suis jamais particulièrement soucié, ni
de celui de mes adversaires, ni du mien. Ce qui compte, c'est la course au
présent, la joie de courir, le plaisir d'être sur un vélo, le bonheur de la
victoire qui enivre.
A chaque course suffit sa
peine ; s'il fallait tout refaire, je le referais. De la même manière. La
mienne.
Aujourd'hui, tout est fini,
c'est du passé. Je suis heureux. C'est pourquoi, à ceux qui voudrait devenir un
Bernard Hinault, je dis : « Oubliez-moi, ne devenez que ce que vous
êtes, soyez vous-mêmes ; alors, quels que soient les résultats, vous serez
heureux. »
B.H.