Quatrième de couverture : La démocratie est-elle un luxe
ou un minimum vital ? Le marxisme avait cru l'un; nous découvrons l'autre. Nous
assistons depuis 1980, à l'amorce d'un regain démocratique dans le monde, avec
ses composantes inséparables: le libéralisme économique, les libertés
individuelles et les droits de l'homme. D'abord le tiers-monde, ensuite le
monde communiste ont, sinon encore réalisé, du moins réclamé la démocratie
politique et l'économie de marché. Ils tentent de les construire. Socialisme et
tiers-mondisme s'effondrent de concert. De leur côté, les démocraties
chevronnées, et même leurs partis de gauche, rejettent de plus en plus
l'étatisme et le dirigisme, et jusqu'au modèle social-démocrate. En politique
étrangère même, on s'achemine vers un nouveau droit international où seront un
jour, peut-être, seuls tenus pour légitimes les Etats démocratiques. Les autres
ne pourront plus compter que la complicité passive des démocraties et invoquer le
vieux principe de la "non-ingérence" pour asservir leurs populations
impunément, comme ce fut et c'est encore le cas dans tant de régimes
totalitaires. Voilà le bilan de cette révolution avec ses perspectives
d'avenir, que présente ici à l'échelle planétaire Jean-François Revel.
Quels
en sont les acquis ? Peut-être, va-t-elle se poursuivre ? La sortie du
communisme ne se révèle-t-elle pas bien plus ardue qu'on ne l'avait imaginé
tout d'abord ? Comment passer d'une culture de l'obéissance à une culture de la
liberté ? Les pays en voie de développement pourront-ils éliminer la corruption
qui ronge leurs économies ? Les démocraties développées ne sombrent-elles pas
elles-mêmes dans la corruption et l'apathie ? L'Islam peut-il se démocratiser ?
Les fanatiques nationaux, ethniques, religieux vont-ils répandre partout le
chaos ? Une autre idéologie perverse va-t-elle remplacer le marxisme défunt ?
L'auteur examine en profondeur toutes ces interrogations et fait la synthèse
des réponses possibles que l'Histoire pourrait leur donner. Il conclut qu'au
stade actuel, l'humanité, malgré elle peut-être, se trouve, pour survivre, en
quelque sorte condamnée à la démocratie.