Quatrième de
couverture :
« - Comment saboter cette usine d’aviation ?
« - Très simple ; Un court-circuit dans le
pont roulant qui transporte les moteurs en cours de montage. Une étincelle et
les flaques d’huile par terre, les fûts d’essence à haut degré d’octane explosent
aux quatre vents… »
Ce dialogue n’est pas extrait du dernier film de James
Bond : il a été tenu, en 1942, à Paris, par « Robin », principal
saboteur de l’Intelligence Service en France occupée – ce « Robin »
que les connaisseurs classent parmi les hommes les plus braves de la dernière
guerre mais dont les exploits n’avaient pas encore été rendus publics.
Peu d’agents secrets peuvent soutenir la comparaison avec
les supermen des films d’espionnage. « Robin », si. Son signalement :
noctambule parisien, il vole dans la poche d’un général SS le document qui
mettra les alliés sur la piste des V.1 ; déguisé en débardeur du port de
Bordeaux, il monte à bord des « briseurs de blocus » allemands pour
mieux les envoyer par le fond ; chef de bande, il cambriole à Châlons-sur-Marne,
un coffre-fort devant lequel des sentinelles allemandes passent toutes les deux
minutes ; traqué par les SS, il dépiste leurs chiens policiers en se cachant,
pendant des jours, dans un étang de Lyons-la-Forêt.
Mais « Robin » n’est ni un aventurier, ni un
homme de main. Suisse et millionnaire, ce businessman arrivé aurait pu passer
une guerre bien tranquille. C’est parce qu’il était juif et d’origine
alsacienne qu’il a choisi de livrer aux nazis un combat sans merci.
Comment un homme d’affaires de classe internationale
est-il devenu un des meilleurs saboteurs de la deuxième guerre mondiale ?
Passionnantes sont les étapes de cette étrange mutation.
Inoubliable sera l’exemple pour tous ceux qui croient dans le courage de l’homme…