Quatrième de couverture : Qui était ce prince que la
chance couronne au temps où le monde oscillait entre la fin du moyen âge et le
début des temps modernes? Le fracas de Marignan, les fastes du camp du drap
d'or, l'ombre de la tour madrilène où l'impétueux Françoys
subit l'épreuve de la captivité, que recouvrent-ils ? Quel jeune homme était ce
roi de France envié par Henry VIII et que Charles-Quint s'efforça d'abattre ?
Comme
son époque transitoire, le trop brillant Valois n'a cessé de se mouvoir entre
la "virtù" chevaleresque, le cynisme, les
traditions, les révélations de l'Humanisme. Au-delà des partis pris
historiques, sévères, louangeurs ou moqueurs, Wladimir Porché
a recherché les réalités contradictoires de ce personnage peu conforme aux
exigences de la logique dont se libèrent difficilement les démarches de nos
pensées. L'incohérence n'est pas nécessairement inconsistance. La mobilité
apparemment la plus gratuite peut ne pas être dépourvue de sens.
Les
démesures de François Ier correspondent à celles d'un héros légendaire dont le
retour des mythologies grecque et latine aurait effacé la présence si un autre
François n'avait animé de son verbe exubérant ce géant vagabond.
Il
existe plus que certaines ressemblances entre le Gargantua de Rabelais et le
jeune Valois. Comme celui-ci, celui-là exprime ce qui n'appartient qu'au
meilleur de la France: l'espièglerie sans méchanceté, la générosité alliée au
bon sens; enfin la confiance en l'avenir.