Quatrième de couverture : Deng Xiaoping apparaît, depuis
la disparition de Mao, comme le dernier empereur de la Chine contemporaine,
mais aussi le dernier des géants de la politique mondiale.
Raconter
sa vie, c'est, sur un siècle, retracer toute l'histoire de la Chine, assister à
une lutte longue et sanglante pour le pouvoir, dont Deng sortit vainqueur,
avant de sombrer dans la plus affreuse des tragédies en devenant l'ordonnateur
des massacres de Pékin en juin 1989.
Né au
tournant du siècle dans la province du Sichuan, Deng Xiaoping est venu au monde
sous le signe du Dragon, l'un des douze animaux du cycle du zodiaque chinois.
Cette créature mythique semble lui avoir communiqué les trois grandes qualités
qu'on lui attribue: vitalité, intelligence, chance. Et un destin hors du
commun.
A
l'âge de seize ans, avec quelques dizaines de compatriotes, il part pour la France;
il s'y initie au monde moderne et au socialisme sous l'influence de Zhou Enlai.
Il y reste plus de cinq ans avant de retourner, via l'U.R.S.S., vivre en Chine
toutes les étapes de la conquête du pouvoir par les communistes. Héros de la
Longue Marche, on le retrouve au côté de Mao lorsque la République populaire
est proclamée en 1949.
Dès lors,
il entame le plus étonnant des parcours politique et humain, où alternent le
pouvoir quasi-absolu et les disgrâces les plus complètes auxquelles toujours il
survit. Hanté par l'obsession de restaurer la puissance de l'antique Empire du
Milieu, il rêve de défendre la dernière grande citadelle du communisme, tout en
la réformant.
Pourtant,
celui qui voulait ouvrir les portes de la Chine sur le XXIe siècle l'aura
plongée dans une nouvelle tragédie.