Quatrième de
couverture : La passion. C’est bien le mot-clé des pages que
Jean-Claude Casadesus consacre à l’aventure esthétique mais aussi humaine qui l’a
conduit de la nichée de saltimbanques
où il naquit à l’Orchestre national de Lille, qu’il dirige depuis maintenant
vingt ans.
Passion – exigeante et minutieuse dans l’étude des textes, à
la fois exaltée et maîtrisée en concert – pour la musique bien sûr, mais la
musique dans tous ses états et pour
tous les états. Parce qu’elle est le plus
court chemin d’un cœur à un autre et que partout, quels que soient les
lieux et les conditions de vie, battent des cœurs qu’elle peut éveiller à la
beauté, embraser, voire consoler, fût-ce un moment, de la détresse ou de la
solitude.
Tout est ici rencontre et partage de l’émotion musicale :
avec les plus grands interprètes « classiques » - de Yehudi Menuhin ou Rostropovitch à Teresa Berganza, Jessye Norman ou José
Van Dam – comme avec les plus inattendus – Jacques Higelin ou Manu di Bango, Didier Lockwood ou Khaled.
La musique partout, dans les salles de concert de Moscou,
Vienne, Tokyo, Leipzig ou Rio. Et aussi sur les quais de Boulogne-sur-Mer, dans
l’usine Renault de Douai, sous un chapiteau à Dunkerque. La musique pour tous,
avec le même souci d’excellence : mélomanes avisés ou néophytes, enfants
des écoles, prisonniers, foule réunie en plein air à Lille, au pied de la
citadelle Vauban…
Passion. Rencontre. Partage. Telle est la réponse que donne
Jean-Claude Casadesus à la question qui l’habite : quelle place, quelle
fonction pour l’artiste, aujourd’hui, dans la société ? Il en est une
autre, inscrite en filigrane mais battant à toutes les pages de ce livre d’émotion
et de conviction : au sens le plus large, le plus généreux du terme, cela
s’appelle l’amour.