Quatrième de
couverture : Née entre 1841 et 1844 d’un père resté mystérieux, Sarah
Bernhardt se découvre très tôt une passion pour le théâtre. A quinze ans, grâce
au duc de Morny, elle entre au Conservatoire, puis à la Comédie-Française, qu’elle
quittera plusieurs fois par esprit d’indépendance ; Elle rencontre le
prince de Ligne dont elle a un fils, Maurice, le grand amour de sa vie.
En 1867, elle connaît un premier succès en jouant dans Athalie. Dès lors, la « voix d’or »
interprète tous les grands rôles : Phèdre, Andromaque, Tosca, la Dame aux
Camélias, l’Aiglon – écrit spécialement pour elle – et elle inspirera la Salomé
d’Oscar Wilde.
Femme adulée et haïe, nombre d’hommes succombent à sa
beauté et à son talent – le tragédien Mounet-Sully, Victor Hugo, Pierre Loti,
Jacques Damala, qu’elle épousa, Gustave Doré, Jean
Richepin – ou à tout le moins l’admirent : Freud, D.H. Lawrence, Sacha
Guitry.
C’est aussi une patriote attachée à « une certaine
idée de la France », qu’elle défend en 1870 et qu’elle représente partout
à l’étranger : en Europe, mais également aux Etats-Unis, en Amérique du
Sud, en Australie, en Russie. Sa devise, « Quand même », résume le
courage et l’énergie de cette femme, depuis son engagement en faveur de Dreyfus
jusqu’à l’amputation de sa jambe malade, qui ne l’empêcha pas de jouer.
Elle inspire ici un récit à deux voix : celle de l’actrice,
pendant les dix jours qui précédèrent sa mort en 1923 à l’âge de 80 ans, et qui
se souvient des grands moments de sa vie, et celle d’un jeune
biographie partagé entre l’admiration éperdue qu’il voue à cette femme
et la rigueur du travail qu’il y consacre.