Quatrième de
couverture : Il est de bon ton, sous nos latitudes, de traiter désormais
Lénine en « chien crevé ». N'a-t-il été que la figure emblématique des
illusions qui accompagnèrent la révolution russe d'octobre 1917 ? Aurait-il,
emportant sur ses fonts baptismaux le socialisme étatiste, fait le lit du
stalinisme ? Son itinéraire comporte-t-il, au bout du compte, un seul
moment dont on puisse souhaiter qu'il demeure pour toujours un modèle ?
Quels enseignements tirer à notre époque de l'oeuvre de cet
homme qui fut indissolublement d'action et de penser ? Peut-on affirmer
que de sa vie et de ses écrits se dégage une invitation forte à inventer, à
l'aube du troisième millénaire, les réponses modernes aux questions de notre
temps ?
Pour Arnaud Spire, il ne s'agit pas tant de déconstruire
Lénine que de faire vivre, au quotidien et concrètement, la pensée
émancipatrice inaugurée par Marx et Engels.
Lénine, l'éternel retour du concret, préfacé par Jean-Paul Jouary, nous invite à prendre en considération la réalité à
partir de ce que les gens ont en tête. Tout autre point de départ expose à
devoir revenir au concret dans la douleur. N'est-ce pas d'ailleurs la situation
à laquelle sont confrontés de nos jours les partis communistes du monde entier ?