Quatrième de
couverture : Dans le Londres impérial de la fin du XIXe siècle, quatre
prostituées du quartier de Whitechapel sont
assassinées de manière particulièrement barbare : égorgées, éventrées,
dépecées, sans qu’on puisse mettre la main sur le coupable. Bientôt circule une
série de lettres provocatrices, signées « Jack l’Eventreur », dont l’auteur
revendique les crimes.
Tout commence par l’enlèvement d’Annie Crook, épouse clandestine d’Eddy, le fils du prince de
Galles, dont elle a eu un enfant. L’une des sommités médicales de l’époque, l’étrange
docteur Gull, reçoit l’ordre de la lobotomiser pour la faire disparaître. Gull
est-il vraiment Jack l’Eventreur ? Dans le roman de Paul West, il a
deux complices : le sodomite Netley, cocher et amant du prince de Galles et le peintre
Walter Sickert, le plus célèbre des impressionnistes
anglais mais aussi l’un des protagonistes essentiels de ce livre. Conformément
à l’esprit de l’époque, Sickert a « la nostalgie
de la boue » et aime fréquenter les bas-fonds, en particulier Whitechapel et ses putains.
Par son origine danoise, Sickert
est également lié au palais royal, via la mère danoise d’Eddy, la princesse
Alix, qui lui confie son fils pour « déniaisage » :
n’est-ce pas lui qui contribue à la rencontre d’Eddy et d’Annie Cook ?
Paul West noue et dénoue les fils d’un imbroglio
victorien à la fois roman policier et méditation sur l’art. Dans ce chef-d’œuvre
d’écriture, de langue et d’érotisme, salué unanimement par la critique
américaine, Paul West détourne les lois conventionnelles du roman historique,
comme dans Le Médecin de Lord Byron,
et interroge des destins insondables, quasi mythologiques.