Quatrième de
couverture : Vaudemont, c’est la butte
sinistre du comte Antoine, le rival de René d’Anjou à la succession de
Lorraine. Antoine de Vaudemont mène une guerre
inexpiable contre René l’étranger et n’hésita pas à s’allier avec Bourgogne pour
le chasser de Nancy. C’est dans un bain de sang en 1431 (le 2 juillet), à la
bataille de Bulgneville, que le face à face aura lieu. Comme jadis à Azincourt, toute la fleur de la noblesse lorraine est
fauchée en quelques heures.
Les bûcherons de la forêt, comme « Copillon la Futaye » ou « Guillot
le Bridé » sont entraînés bien malgré eux dans des aventures surprenantes,
souvent cocasses, parfois tragiques. Confrontés avec le Gascon « Croquemaille », l’Armagnac qui les enrôle sous la
bannière de René, ils deviennent bombardiers, messagers, espions sur les routes
et dans les châteaux.
Copillon a bien du mal à
protéger sa femme, « La Pouillotte » qui l’attend
au village, et Guillot à oublier « La Jaquette », cette fille des
routes échappée miraculeusement à la pendaison.
Il s’agit bien d’une épopée des humbles, nourrie d’une
foule d’observations sur leur vie quotidienne, leurs traditions, leurs
croyances. Dans le roman picaresque, incroyablement vrai de Maryvonne Miquel, c’est
toute une époque, et toute une province qui revit, dans le drame, mais aussi
dans les joies bruyantes, explosives, irrépressibles des gens simples qui
subissent les guerres, les pestes et les Gascons sans perdre espoir dans la
vie.
La forêt de Copillon, c’est le
bois des fées de Jeanne d’Arc, et tous ses chênes sont dans l’histoire.