Résumé :
Voici le troisième volume de la fresque biographique géante de la Révolution
française, dans laquelle Claude Manceron a engagé
toute sa vie d’historien, et dont les matériaux se sont révélés si riches qu’il
a été contraint de modifier son plan original : elle comportera huit
volumes au lieu des cinq prévus.
1782. Un dauphin est né. Maurepas est mort. La guerre d’Amérique
est gagnée. Louis XVI, enfin mûri, et Marie-Antoinette, enfin femme, vont
connaître quatre années de règne absolu et vraiment responsable. Ils pourraient
en profiter pour des réformes. Ils font au contraire l’impasse à la montée de
la bourgeoisie, en favorisant la réaction nobiliaire eu profit d’une noblesse
de Cour décadente.
Diderot meurt. Entrons-nous dans le temps des médiocres ?
Mais Beaumarchais fait jouer Le Mariage
de Figaro et Schiller Les Brigands.
Les ballons conquièrent le ciel. Laclos publie Les Liaisons dangereuses Et Louis-Sébastien Mercier Le Tableau de Paris. Quelques inconnus
commencent à faire craquer le corset d’une vie empesée. Ils s’appellent – entre
autres – Collot d’Herbois,
Robespierre, Brissot, Manon Roland, Clavière, Barnave, Rossignol, Marat, Buzot,
Carnot, Buonaparte…
Goya débutant saisit au vol les visages et les couleurs
de l’Espagne et de la Cour. Il esquisse, dirait-on, le décor pour ce qui va se
passer demain. Trois hommes très divers, déjà, commencent à occuper le devant
de la scène en France : Condorcet, La Fayette et Mirabeau. Mais à quoi bon ?
Tout semble bloqué. Jusqu’au jour où la facture d’un collier fabuleux est présentée à la Reine…