Quatrième de
couverture : James Laver replace les évènements qui menèrent des
révolutions idéalistes de 1848 à la désillusion finale de 1914 dans le cadre d’une
époque fascinante. Il dépeint la corruption qui régnait dans la France de
Napoléon III et l’hypocrisie d’une Angleterre et d’une Amérique « victoriennes »,
où la bonne société ignorait
délibérément la prostitution et la traite des blanches qui prenaient des
proportions alarmantes, et où les pauvres vivaient dans des conditions
effroyables, tandis que les millionnaires banquetaient, couronnés de feuilles
de vigne. Si la conduite d’Amelia Bloomer et de Cora Pearl, de l’archiduc
Rodolphe et d’Edouard VII faisait scandale, on fermait les yeux sur les taudis
des grandes cités. Mais M. Laver ne se contente pas de faire un exposé saisissant
de l’inégalité sociale qui régnait alors : il dévoile au lecteur d’autres
aspects de la vie de l’époque, le relâchement des mœurs et la dissipation des
riches comme des pauvres, depuis le bateau-théâtre et le music-hall jusqu’aux
spectacles somptueux de la fin du siècle et aux commencements du jazz. Les
illustrations, qui apportent un enrichissement supplémentaire au récit, s’appuient
sur des documents très peu connus de peintres et de photographes qui ont
reflété avec fidélité – et même avec une franchise qui n’a rien perdu de sa
force – les conditions sociales de cette période.