Quatrième de
couverture :
Un roi, un héros et un saint, « le meilleur roi qui fut au monde »
selon le juriste Beaumanoir, tel apparaît Louis IX, en ce XIIIe siècle où le
rayonnement de la France parvint à son zénith. Rassembleur d’homme de bonne
volonté, habile à concilier les extrêmes, passionné pour le bien public, il s’efforçait
en toutes circonstances de moraliser la politique. Guerrier intrépide, mais
encore meilleur diplomate, son adresse et son équité firent de lui l’arbitre de
l’Europe. Mystique, assez ardent pour réveiller l’esprit de croisade, il
résistait vigoureusement aux papes et aux évêques si l’intérêt de l’Etat était
en jeu. Par amour pour son peuple, il fut aussi un législateur et un
réformateur hors de pair. « Homme-modèle du Moyen Age, a dit
Chateaubriand, on ne sait lequel le plus admirer du chevalier, du clerc, du
patriarche, du roi ou de l’homme. Placé au rang des saints, il devint pour la
patrie une espèce de roi éternel.